EN 12464-1 — ce qui a vraiment changé avec l'édition 2021
Il n'existe pas d'édition 2025 : la norme en vigueur est la SN EN 12464-1:2021. Ce qu'elle change par rapport à 2011, des éclairements modifiés aux parois et plafonds, et pourquoi elle ne fixe aucune exigence pour les effets mélanopiques.
L'édition en vigueur est l'EN 12464-1:2021, reprise en Suisse sous la référence SN EN 12464-1:2021. Il n'existe à ce jour ni édition plus récente ni amendement ; en 2025, c'est la partie 2, consacrée aux lieux de travail extérieurs, qui a paru dans une nouvelle édition. Cet article montre ce qui a réellement changé avec l'édition 2021 par rapport à 2011 et ce que la norme dit des effets non visuels de la lumière.
Édition et portée
Le CEN a approuvé l'EN 12464-1:2021 en mai 2021. Les pays membres devaient la reprendre d'ici février 2022 et retirer l'édition 2011. En Suisse, le commentaire du SECO relatif à l'art. 15 de l'ordonnance 3 relative à la loi sur le travail renvoie à la SN EN 12464-1 et considère ses valeurs comme des valeurs minimales à respecter. Pour les lieux de travail, la norme est donc plus qu'une recommandation.
Éclairement requis et éclairement modifié
Le changement le plus visible se trouve dans les tableaux. À côté de l'éclairement moyen à maintenir requis (Ēm,r) figure désormais une valeur modifiée (Ēm,u). Celle qui s'applique dépend de modificateurs de contexte, c'est-à-dire de conditions qui justifient des exigences visuelles plus élevées, par exemple :
- tâches visuelles critiques ou erreurs aux conséquences coûteuses
- très petits détails
- tâches visuelles de longue durée
- peu de lumière du jour
- acuité visuelle des utilisateurs inférieure à la moyenne
Si un ou deux de ces modificateurs s'appliquent, l'exigence augmente d'un échelon sur l'échelle des éclairements ; s'il y en a plus de deux, de deux échelons. La valeur modifiée est une consigne de conception, pas une limite supérieure. Les modificateurs de contexte devraient donc être convenus avec le maître d'ouvrage et documentés avant tout calcul.
Parois, plafonds et éclairement cylindrique
Les exigences d'éclairement sur les parois et les plafonds ainsi que l'éclairement cylindrique figurent désormais directement dans les tableaux de chaque type de local. Les valeurs elles-mêmes ne sont pour la plupart pas nouvelles ; la norme n'est donc pas devenue plus sévère. Mais qui ne justifiait jusqu'ici que le plan de travail trouve désormais les autres valeurs au même endroit.
La zone de travail, la zone environnante immédiate et la zone de fond sont également décrites plus précisément. Une bande le long des parois, égale à 15 % de la plus petite dimension du local et large de 0,5 m au plus, peut être exclue du calcul de l'uniformité.
Éblouissement et papillotement
Pour l'éblouissement, la méthode tabulaire de l'UGR reste déterminante, avec les échelons limites connus de 16, 19, 22, 25 et 28. Les exigences relatives au défilement ont été précisées, et une nouvelle annexe informative traite de l'UGR dans les situations que la méthode standard ne couvre pas.
Le papillotement et les effets stroboscopiques sont traités plus en détail, mais la norme ne fixe pas de valeurs limites propres. Les indicateurs courants sont PstLM et SVM. Dans l'UE, des limites contraignantes pour les sources lumineuses sont fixées par le règlement écoconception 2019/2020 : PstLM ≤ 1,0 et SVM ≤ 0,4.
Effet mélanopique : uniquement informatif
L'EN 12464-1:2021 ne traite les effets non visuels de la lumière, par exemple sur le rythme circadien, que dans une annexe informative. Elle ne contient ni exigences ni valeurs limites pour les grandeurs mélanopiques. Des indicateurs comme le melanopic EDI ou le melanopic DER sont définis dans la CIE S 026:2018, et non dans l'EN 12464-1.
Qui souhaite concevoir en tenant compte des effets non visuels trouvera des recommandations dans la DIN/TS 67600:2022. Elle complète l'EN 12464-1 et indique une valeur indicative de 250 lx melanopic EDI. Il ne s'agit pas d'une exigence de la norme.
Ce que cela signifie pour la conception
- Concevoir et justifier selon l'édition 2021. DIALux evo la prend en charge depuis la version 11, modificateurs de contexte compris.
- Définir les modificateurs de contexte avec le maître d'ouvrage et les documenter dans le concept d'éclairage.
- Intégrer au calcul les valeurs pour les parois, les plafonds et l'éclairement cylindrique figurant dans les tableaux, et pas seulement le plan de travail.
- Demander aux fabricants de luminaires les indicateurs de papillotement PstLM et SVM.
- Convenir des objectifs mélanopiques comme exigence explicite du maître d'ouvrage, en complément de la norme et non comme l'une de ses exigences.